Un besoin irrationnel d'écrire.
tenter de s'exprimer. trop parler sans que rien n'en sorte. se perdre. je connais pourtant trop ça. à croire que je ne m'en sortirais jamais. besoin de lui même si j'ai honte de l'avouer. oui je suis faible. oui j'ai des besoins. pourquoi continuer à le cacher ? après tout c'est peine perdue, ils m'ont certainement deviné. se refugier dans ce qu'il nous reste. l'écriture, la photo. tellement banal, tellement addictif. le theatre me manque. m'oublier me manque. ne plus rien tenter, se laisser porter. c'est un rêve. j'avais pourtant tenté de me calmer, de ne plus écrire, de garder pour moi. il y a une limite, un moment où ça explose. c'est le cas je crois. parce que je n'ai jamais su me décider. jamais su me bouger, envoyer tout péter quand pourtant je sais que je ne devrais pas supporter tout ça. mais j'y tiens aux lambeaux de ma vie. j'y tiens, même si je dois en chier tout ma vie. je ne devrais pas la laisser faire. et qu'est ce que je peux faire d'autre que de la regarder me détruire ? je n'ai pas le pouvoir de l'en empêcher. tout comme je n'ai pas le pouvoir de donner à mon père l'envie de me voir. savoir s'il peut etre fier de moi. tellement con. tellement con-ditionnée. oui je sais. et alors ? être consciente de tout ça ne changera rien à mon mal être. perdue..